la soupette des gazeurs


PÉCOLE :

-"Tu sais c'que c'est la pécole ?
-Non...
-La pécole, c'est la peau du cul qui s'décolle !"


Vieille blague de caserne et de cour de récréation. Il semble que la pécole s'attrapait surtout au service militaire. Elle est encore de nos jours assez
répandue, à en juger par le nombre de fois où elle apparaît dans Google ! (Attention si vous y allez voir, il semble que ce soit aussi l'abréviation de "Petite école" !)

Le dictionnaire du français non conventionnel, de Jacques Cellard et Alain Rey (Hachette) indique :
-pécole, n.f. (pécolle) Blennorragie. Rare: hors d'usage.
Et je lui ai gazouillé sur le même fourbi : Qui c'est qu'a chopé la pécolle ? Nonce-Casanova, le journal à Nénesse, p.217
HIST.-1903. Sans doute de l'italien piccola, petite (vérole), par opposition à la grande vérole (syphilis).

Le Larousse de l'argot dit à peu près la même chose : maladie vénérienne, et se contente de rajouter "Esnault" après la date "1903". Bizarrement, l'ouvrage de Gaston Esnault "Le poilu tel qu'il se parle", est daté de 1919.

Le dictionnaire des expressions paillardes et libertines (Filipacchi) dit :
-PECOLE, AVOIR LA PECOLE : avoir une maladie vénérienne.
"Le refrain d'une de ses rengaines favorites (...) avait des résonances surréalistes, bien avant que ce mouvement fût en germe :
Oye ! Oye ! j'avais la pécole...
la gigite et le vezou !...
avoir la peau du ventre qui se décolle...
c'est un plaisir très doux..."

A. Simonin, Confessions d'un enfant de La Chapelle, Gallimard, 1977

Dans le même genre, on trouve :
le GOBU, avoir une dent qui pousse au cul,
et la GESBOUILLE, avoir la queue plus grosse que les couilles.